PROJETS

L’agence : Collectif d’artistes pour la diffusion de la musique. 

Depuis les années 80, le public d’œuvres du répertoire dit classique a tendance à s’amoindrir et à vieillir. Seuls moins de 3% des 15-28 ans par exemple continuent à écouter ce répertoire. Pourtant, le nombre d’inscriptions dans les conservatoires ne cesse de croître. Cette désaffection n’a donc rien de volontaire ! Nous pensons qu’elle vient de plusieurs choix et dysfonctionnements de nos politiques culturelles : le manque de projets implantés dans les territoires, bâtis avec ceux qui en ont besoin et qui connaissent ces territoires, l’abandon des concerts dans des lieux de vie, entreprises, tels que le pratiquaient les concerts Colonne ou Pasdeloup, la difficulté pour les jeunes « de banlieue » ou « de la ruralité » à trouver un accompagnement musical suffisant ou même de lieux de proximité vivants. Pendant des décennies, les tutelles ont en effet choisi de développer des structures au gigantisme démesuré et aux dépenses somptuaires : opéras, scènes nationales, grands festivals. Des espaces concentrés dans des centres urbains ou quelques lieux remarquables. Paradoxalement, ces lieux surdimensionnés ont amené une diminution du nombre de concerts et de créations, engloutissant la majorité de leurs moyens dans les dépenses de fonctionnement. Comme dans de nombreux domaines, la plupart des territoires se sont trouvés oubliés, négligés.

Certains de la nécessité de renouveler les propositions artistiques, un collectif d’artistes de renommée internationale s’est réuni autour de…. (quelques noms) Leur but est d’imaginer en co-élaboration avec les villes, les communautés de communes, régions mais aussi les entreprises des projets qui puissent à la fois s’implanter dans la vie locale et rayonner durablement. En premier lieu, le collectif envisagera de penser les concerts et évènements proposé en synergie avec les acteurs locaux : répondre à des besoins spécifiques, travailler avec les acteurs et relais identifiés, choisir un répertoire ou un évènement en cohérence avec le territoire et son actualité. Ensuite, refusant tout évènement ponctuel, de prestige, il développera une action sur la durée.

Notamment grâce à des masters class : un ou plusieurs solistes ou ensembles rencontreront des praticiens (étudiants de conservatoire, instrumentistes amateurs sans aucune distinction d’âge) sur un ou plusieurs mois, afin de leur permettre d’approfondir leur connaissance du répertoire et de les seconder dans leur apprentissage. Ces sessions seront ponctuées par un ou plusieurs concerts, de l’intervenant d’abord, comme de certains de ces étudiants, dans les établissements d’enseignement mais aussi dans des lieux moins traditionnels : entreprises, restaurants, espaces extérieurs, appartements…

Grâce à des concerts-rencontres : pensés comme des moments de dialogues autour d’un compositeur invité, d’une thématique ou d’un genre musical donnés, ou d’une carrière, celle d’un chef, d’un critique, d’un metteur en scène. Elles permettront d’éclairer les œuvres de l’intérieur et d’en faire disparaître tout caractère sacralisé, inaccessible. Afin de rapprocher le débat et le concert de l’auditeur, ces évènements auront le plus souvent possible lieu hors des auditoriums.

Grâce à des projets transversaux mêlant danse, sport, arts visuels, texte et musique et visant à montrer que la musique classique s’intègre à la cité: chorégraphies, spectacles mixtes, installations dans l’espace public, contes et récits musicaux (à destination de l’enfance), lieder, mélodrames, ces créations montreront la richesse et le nombre d’interactions de la musique avec les autres arts. Elles contribueront à sa démocratisation.

Grâce à des projets nés des richesses du territoire ou de ses actualités, enfin. Des rencontres régulières avec les enseignants, parents, praticiens amateurs ponctueront ces rencontres. Elles viseront à recueillir les impressions et les questions des praticiens, auditeurs